Mentir sur mon CV : qu’est-ce que je risque ?

Mensonge, imprécision, flou, enjolivement… Appelez cela comme vous vous voulez. Mais mentir sur son CV comporte toujours des risques. A vous de savoir si le jeu en vaut la chandelle.

Mentir sur son CV

Mentir sur son CV peut vous amener jusqu’au licenciement

La recherche d’emploi peut s’avérer être une période difficile et pour mettre toutes les chances de votre côté vous pouvez parfois arranger quelque peu votre CV afin de coller au mieux aux prérequis demandés. Mais attention, il y a quand même mensonge et MENSONGE. Votre employeur peut se retourner juridiquement contre vous si vous avez menti sur un élément qui a été déterminant pour votre embauche, généralement vos diplômes.

Par exemple, dans les secteurs où la pratique exige des diplômes, comme l’architecture, la santé, la justice… mentir vous emmènera au tribunal pour faux et usage de faux ou pour exercice illégal d’activité, pouvant entrainer une peine de prison et une bien belle amende. Mais nous n’en sommes pas là. N’est-ce pas ?

La période d’essai : la 1ère étape pour évaluer votre niveau de mensonge sur votre CV

Plus généralement, les mensonges sur un CV concernent le niveau de langue, les années d’expérience en transformant les stages ou alternance, en CDD ou CDI, la durée de vos expériences en tant que manager, vos connaissances dans un secteur spécifique (immobilier, environnement, mode…)... Des mensonges, donc, moins conséquents, qui peuvent cependant s’avérer être déterminants dans la réalisation de vos tâches au quotidien. Si vous avez pu dissimiler vos lacunes et faire passer vos mensonges pendant votre entretien, l’épreuve du terrain sera la plus décisive.

Vous pourrez vous sentir mal à l’aise à votre poste en cachant vos faiblesses et en essayant en parallèle de vous rattraper avec des cours particuliers d’anglais, par exemple, et des formations gratuites. Ou alors, vous ne pourrez pas faire illusion bien longtemps et votre employeur mettra un terme  à votre période d’essai…

CV : Petits mensonges, petites conséquences

La loi du 31 décembre 1992 considère que l’employeur a le droit et le devoir de vérifier les informations présentes sur votre CV. S’il ne le fait pas, c’est lui qui se retrouve en tort.

Alors, si vos mensonges tournent autour d’un petit maquillage de CV avec des périodes allongées pour masquer des « trous » dans votre CV ou une soudaine passion pour la broderie, le hockey sur glace ou encore les échecs, les risques sont moindres. C’est à vous de voir…

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