Les 10 questions qu’un recruteur n’a pas le droit de vous poser

Un entretien d’embauche est fait pour en savoir plus sur votre parcours et vos aptitudes professionnels. Le recruteur peut aussi essayer d’en savoir plus sur votre façon d’être, sans pouvoir entrer dans les détails de votre vie personnelle car il y a des questions qu’il n’a absolument pas le droit de vous poser.

Questions interdites entretien

Questions interdites en entretien d’embauche : que dit la loi ?

Au-delà des questions en elles-mêmes, c’est plutôt le sujet traité qui pose problème dès qu’il est évoqué en entretien d’embauche. L’article L1221-6 du Code du travail précise que « les informations demandées doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé ou avec l’évaluation des aptitudes professionnelles ». Tous les éléments extérieurs au travail sont donc interdits par la loi.

Les questions que le recruteur ne peut pas vous poser

Les recruteurs ne peuvent donc pas se servir des éléments personnels des candidats pour faire le choix dans un recrutement. C’est pourquoi toutes les questions relatives à l’âge, aux croyances religieuses, à l’état de santé, à une éventuelle grossesse, à l’origine ethnique, à la situation matrimoniale, l’orientation sexuelle, les idées politiques, l’appartenance syndicale, la situation familiale, le casier judiciaire… sont interdites en entretien.

En général ces questions sont posées sous la forme de :

  • Souhaitez-vous avoir prochainement un enfant ?
  • Quel âge ont vos enfants ?
  • De quelle origine êtes-vous ?
  • Êtes-vous marié ?
  • Êtes-vous croyant ?
  • Avez-vous voté aux dernières élections ?
  • Avez-vous des problèmes de santé particuliers ?
  • Etes-vous syndiqué ?
  • Avez-vous un handicap ?
  • Mangez-vous de tout ?

Cette liste est bien sûr non exhaustive, si la question est posée autrement mais qu’elle demande la même réponse, elle est tout autant interdite.

La réaction à adopter face à cette situation

Il n’est pas facile de savoir comment réagir face à ces questions interdites. Le recruteur sait très bien qu’il n’a pas le droit de la poser, et vous, vous êtes peut-être hésitant car vous voulez absolument le job, ou vous ne savez pas trop si la question est illégale ou non.

Sachez que vous pouvez tout simplement exprimer votre refus de répondre à la question. Vous pouvez même mentir si vous ne vous sentez pas à l’aise pour refuser de répondre. Il existe « un droit de mensonge » face à ces questions.

Un recruteur ne pourra pas se retourner contre vous si vous avez menti pour y répondre et qu’il s’en rend compte une fois que vous avez été recruté. Comme il ne pourra pas mettre fin à l’entretien ou vous écarter du processus de recrutement si vous avez choisi de ne pas répondre.

Si la situation s’est présentée et que vous pensez que votre refus a pesé dans la balance, vous êtes en droit d’entamer une procédure pour discrimination aux prud’hommes. L’entreprise devra alors pouvoir prouver que seules des raisons objectives ont été prises en compte pour prendre sa décision.

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