Gestes malins pour être écolo au bureau

Le tri sélectif et les économies d'énergie font partie de vos habitudes quotidiennes ? Et bien, ils ont aussi leur place au bureau ! Voici donc quelques astuces pour protéger la planète sur votre lieu de travail. 

 

Gestes écolo au bureau !

 

1. Transformer la pause café ou la pause clope

Ces moments clés de la vie en entreprise sont, accessoirement, très polluants : à chaque café son gobelet en plastique jetable.C'est une “source inévitable de pollution”. Il faudrait simplement troquer le gobelet pour un mug. Même enjeu avec les capsules jetables des machines espresso : le mieux, c’est d’échanger sa machine à café classique pour une cafetière à piston dont on peut recycler le marc de café.

Quant à la cigarette que l’on allume dans la foulée, il faudrait juste sensibiliser les gens à ne pas jeter leurs mégots par terre. Un mégot est en soit un produit très pollué, qui à lui seul souille cinq-cents litres d’eau. Opter pour des cendriers plus visibles, par exemple, serait une solution.

2. Zapper la viande et la vaisselle en plastique

Selon l’association internationale Grain, les vingt plus grosses entreprises de production de viande et de produits laitiers ont généré 932 millions de tonnes de gaz à effet de serre en 2016, soit plus que l’Allemagne (902 millions de tonnes), pourtant le plus gros pollueur européen. Freiner sa consommation de yaourts ou de steaks hachés devient alors un vrai geste citoyen.

Cela dit, il n’est pas encore certain que les options végétariennes soient une bonne alternative pour la planète : le quinoa et l’avocat, entre autres, sont très énergivores (eau consommée et pollution liée au transport). On préférera, dans le doute, s’alimenter avec des produits d’origine locale.

Autre source de pollution : la vaisselle en plastique. Une astuce pratique déjà mise en place dans certaines entreprises : fournir une boîte à repas. Lorsque l’on va chercher son plat à emporter au resto du coin, on demande à ce que les sushis ou le dal au curry soient servis directement dans sa lunchbox. Et on engloutit le tout avec des couverts réutilisables.

3. Trier et recycler

Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais depuis le 1er janvier 2018, le tri des papiers est devenu obligatoire pour les entreprises. Riposte Verte, une organisation qui milite pour l'environnement, a interrogé plus de 1.000 entreprises sur leur politique de déchets. A la question "Sur votre lieu de travail, le tri des déchets est-il mis en place ?" : 53 % ont répondu "Oui", mais 34 % ont répondu "En partie" et 13 % ont répondu par la négative".

Et pourquoi s’arrêter aux papiers ? Certaines entreprises ont adopté le composteur pour leurs déchets alimentaires. Épluchures, marc de café et restes sont déversés dans un composte naturel quand les entreprises disposent d’un espace vert.

Et pour les boîtes urbaines, il existe le lombricomposteur : un petit bac sur roulettes avec de la terre et de charmants petits vers qui s’occupent de transformer les déchets. 

4. Halte à l’impression ?

Selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), chacun des 13 millions de Français qui travaillent dans un bureau produit 130 kilos de déchets par an, dont 70 à 85 kg de papier. Soit “trois ramettes par mois et par personne”, calcule Challenges dans son article.

Quelles stratégies pour limiter l’utilisation de papier, coûteuse en eau, en arbres et en énergie ? On commence par imprimer recto verso et on achète des ramettes de papier recyclé. On peut aussi utiliser les outils printwhatyoulike et greenprint, qui permettent de choisir précisément le zones que l’on souhaite imprimer en évacuant la publicité.

Et, petit à petit, on renonce à l’impression, en faisant le choix du mail pour les documents entre collègues et du rétro-projecteur pour les réunions et conférences.

5. Gérer le chauffage

Pour EDF, l’habitat et le tertiaire représentent 68,6% de la consommation électrique des Français : chauffage et lumières en sont en grande partie responsables.

Le  chauffage en entreprise est souvent la source d’une guerre pernicieuse : l’un le monte à bloc tandis que l’autre ouvre la fenêtre. Résultat, on obtient une température qui ne satisfait personne et qui coûte cher en énergie. Pourtant, des économies faciles sont possibles.

Certes, loin de nous la suggestion d’éteindre le chauffage par ce froid sibérien. En revanche, baisser le chauffage en partant, et fermer les stores après sa journée de travail en été comme en hiver, permet de limiter l’influence du climat extérieur (grande chaleur ou froid) sur l’intérieur.

6. Éteindre la lumière et les appareils électriques

Pour limiter sa consommation d’énergie, on peut paramétrer la mise en veille de son ordinateur - la veille consommant 15% de moins qu’un appareil actif - et il vaut mieux l’éteindre lorsque l’on s’absente plus de 30 minutes.

Pour faire des économies en termes d’éclairage, il faut d’abord, à l’évidence, éteindre la lumière quand on quitte un espace et préférer au maximum la lumière naturelle. On peut également s’éclairer par des ampoules à économie d’énergie, et demander l’installation en entreprise d’un système d’éclairage qui s’éteint automatiquement si aucun mouvement n’est détecté dans la pièce.

Idée pratique : brancher ses appareils électroniques à une multiprise, que l’on débranche en partant.

7. Se déplacer à pattes

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, “le secteur des transports représente 33 % de la consommation d'énergie finale en France en 2015, contre 29 % en 1990. Il est également le principal émetteur de CO2, avec 39 % des émissions totales de gaz à effet de serre” (en excluant ce qui relève de l’agriculture intensive).

Un excellent argument pour convaincre votre employeur de vous laisser télé-travailler ! Ou bien on se déplacera à pied ou en vélo. Et au travail, les mêmes gestes s’imposent : prendre l’escalier plutôt que l'ascenseur, consommation d’énergie oblige.

8. En parler autour de soi

Pour transformer une action individuelle à impact limité en mouvement collectif, il faut être prêt à en parler à ses collègues et à sa hiérarchie. Pour Pauline Debrabandere de Zero Waste France, c’est “l’action zéro”, indispensable pour enclencher les suivantes. “Il est plus simple de s’entourer d’un noyau de personnes éco-responsables que de mener l’opération seul”, prévient-elle.

Ensuite, le comité de direction (dans les petites entreprises), ou les services RSE et ressources humaines dans les plus grosses boites sont les interlocuteurs privilégiés pour cette démarche.

Et pour sensibiliser son entourage, rien de mieux qu’un séminaire pour rappeler les bases d’une vie en entreprise avec le moins de déchets possibles. Un autre programme au succès éprouvé est la mise en place d’une charte de co-construction d’un programme d’action zéro déchets, ou, en cas de locaux partagés, une charte de colocation verte où les ambitions écologiques du lieu seraient définies. Les salariés s’engagent, en la signant, à respecter les mesures vertes défendues par l’entreprise.

Pour cultiver ces bonnes pratiques, Zéro Waste France a publié en ligne son guide “Mon Bureau Zéro Déchet”. 

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