Chargé de clientèle en banque : un métier de rigueur et d’écoute

A 27 ans, Florian est chargé de clientèle dans une grande banque française. Spécialisé sur la clientèle des particuliers, il gère les comptes de plusieurs centaines de clients de la banque : les conseille et les accompagne dans la gestion de leur argent, leur recherche de prêts et solutions de financement. Itinéraire d’une carrière sans fausse note !

 

  • Comment se déroule votre journée de travail ?

Je dois fidéliser et développer l’offre banque-assurance à destination de mon portefeuille clients. Chaque matin, en arrivant, je consacre une heure aux « incontournables ». C’est-à-dire : traiter les demandes reçues par mail – il faut y répondre dans les 6h maximum – et vérifier les risques. Il s’agit des dépassements de découvert autorisés, les impayés ou les utilisations anormales de carte bancaire. En général le reste de la matinée est consacré aux tâches administratives : montage de prêts, gestion des automates, réclamations, etc. ainsi qu’une partie de phoning pour présenter de nouvelles offres aux clients. L’après-midi est dédié aux rendez-vous physiques pris sur Internet ou en appelant l’accueil de l’agence. Je garde toujours quelques créneaux libres pour recevoir mes clients en cas d’urgence.

Il faut savoir que notre secteur est très règlementé et il faut suivre des formations régulièrement pour ne rien manquer des actualités juridiques et légales, indispensables pour répondre au plus juste aux demandes des clients.

  • Selon vous, quelles qualités sont indispensables pour faire ce métier ?

Pour moi, le plus important est d’être bien organisé. Il faut aussi savoir prioriser les tâches et qualifier ses rendez-vous pour avoir un planning précis. Humainement, il faut savoir faire preuve d’empathie vis-à-vis des clients afin de les aider au mieux dans les bons moments comme ceux plus difficile. L’écoute est aussi importante pour leur apporter le meilleur conseil. La force de persuasion est aussi un atout dans ce métier car il faut aussi être capable de faire comprendre à un client lorsqu’il va dans la mauvaise direction et le convaincre de revoir son projet.

  • Des études longues sont-elles nécessaires pour exercer en banque ?

Après un Bac ES ou STMG, idéalement, la voie principale est le BTS banque, en 2 ans. Pour ma part, j’ai choisi un Bac S avant un DUT TC que j’ai commencé en formation initiale à Amiens. En 2e année, j’ai décidé de me lancer dans un contrat d’apprentissage au Crédit Agricole, avec l’IUT de Roubaix. Le programme du DUT reste généraliste (communication, finance, gestion…) et c’est l’expérience acquise en banque, 3 jours par semaine, qui m’a vraiment appris le métier. J’ai reçu une proposition d’emploi après mon diplôme mais j’ai préféré continuer en Licence professionnelle dans un cursus en partenariat avec la FFBC de Lille. Cette fois, les périodes en entreprise étaient plus longues et m’ont permis de prendre mes marques dans la relation client à la Société Générale. Une fois de plus, mon alternance a débouché sur une embauche en CDI et je me suis lancé dans la vie professionnelle. Cependant, le poste que j’occupais en plateforme téléphonique ne me convenait pas et j’ai démissionné un an plus tard. A la suite de quelques jours de recherches, mon profil était retenu pour un poste de gestionnaire de portefeuille contentieux au sein du CIC NORD OUEST. Après 3 ans, le service RH m’a proposé d’intégrer le réseau comme chargé de clientèle.

  • Quel salaire peut-on espérer en début de carrière et comment évoluer ?

En moyenne, après un Bac+3 et avec une première expérience (possible grâce à l’alternance), le salaire annuel est de 25 000€ brut dans la région et un peu plus à Paris. En général, on reste en poste 3 ou 4 ans et les opportunités nombreuses dans ce secteur permettent de progresser rapidement. En effet, plusieurs marchés (particulier, professionnel, entreprise, banque privée) et plusieurs postes (réseau, siège, back office) offrent une multitude de carrières possibles.


L’alternance : voie royale pour les métiers de la banque

Depuis une dizaine d’années, le secteur bancaire fait la part belle aux jeunes ! En France, en 2016, 64% des embauches ciblaient des jeunes de moins de 30 ans. Preuve que les étudiants et jeunes diplômés ont une place de choix qui leur est réservée dans les banques.

Universités et écoles l’ont bien compris, car elles sont de plus en plus nombreuses à proposer des formations en alternance. La plupart des BTS (Banque ou MUC) et DUT (TC ou GEA) se font par contrat d’apprentissage ou contrat de professionnalisation. Un moyen pratique d’allier formation théorique et expérience professionnelle qui vous permettront d’être opérationnel rapidement sur le marché de l’emploi.

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