Alternance : un booster pour l’emploi ?

L’alternance permet de se former à un métier et de s’intégrer plus facilement à la vie et la culture de l’entreprise. Véritable passerelle vers l’emploi et l’insertion professionnelle, ce système de formation est fondé sur l’alternance d’une phase pratique et d’une phase théorique.

L’alternance comprend deux types de contrats

Le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation répondent tous deux au même objectif de montée en compétence du salarié. Le contrat d’apprentissage a pour but d’obtenir un diplôme d'État (CAP, BAC, BTS, Licence, Master, etc.) ou un titre à finalité professionnelle inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) dont l’ensemble des titres professionnels relevant du ministère chargé du Travail. Quant au contrat de professionnalisation, il permet d'acquérir une qualification professionnelle reconnue (un diplôme ou un titre professionnel enregistré dans le RNCP) ; un certificat de qualification professionnelle (CQP) ; une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale. Leur durée et leur mode de rémunération diffèrent mais tous deux sont conclus en contrat à durée limitée ou dans le cadre d’un CDI.

Un taux d’insertion remarquable

Depuis quelques années, l’alternance a le vent en poupe et s’impose de plus en plus comme un levier incontournable de l’insertion professionnelle. Si les étudiants plébiscitent ce mode de formation pour maximiser leur employabilité, les recruteurs se montrent également réceptifs aux profils issus de l’alternance. Ainsi, selon le dernier rapport de la DARES, 6 alternants sur 10 obtiennent un emploi 7 mois après la fin de leur parcours, le plus souvent en CDI. 55% des jeunes ayant préparé un CAP en alternance sont déjà en poste dans les 7 mois. Ce chiffre atteint les 66% pour les titulaires d’un Bac po et 77% pour les diplômés d’un BTS. En réalité, quel que soit le niveau de formation, sortir du système éducatif après avoir obtenu le diplôme préparé demeure déterminant pour l’insertion des jeunes. L’écart des taux d’insertion selon ce critère est en moyenne de 19 points : 73% des sortants diplômés sont en emploi contre 54% des jeunes sortis en année terminale d’un cursus sans obtenir le diplôme. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce sont les entreprises de petite taille qui emploient le plus d’alternants. 2 alternants sur 3 sont aujourd’hui embauchés au sein des TPE et PME. L’alternance devrait poursuivre sa croissance en France : le gouvernement a en effet dévoilé cet hiver dix mesures en faveur de l'apprentissage qui devraient être mises en place à partir de la rentrée 2018.

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