En savoir plus sur le métier de coiffeur

Les différents établissements sont en recherche constante de profils. Des virtuoses des ciseaux qui ne manquent pas de sollicitations une fois leur diplôme en poche.


le métier de coiffeur

Un exemple illustre parfaitement la tendance. Sur les derniers commerces ouverts avenue de Laon à Reims, une bonne partie sont des coiffeurs alors que le quartier était déjà pas mal doté en professionnels. Une tendance expliquée par le caractère indispensable de la profession, une volonté de prendre soin de soi qui revient au premier plan depuis quelques années et l’arrivée du low-cost dans la profession qui a largement rebattu les cartes. De même, la barbe étant redevenue à la mode, bon nombre de coiffeurs ont ajouté cette activité à leur palette.

Un ensemble de facteurs qui crée du dynamisme et donc, de l’emploi. «Nous avons toujours une très forte demande pour cette filière, confirme Olivier Mulpas, conseiller à Alméa 51. Les salons de coiffure sont tout le temps à la recherche de profils car c’est une profession où il y a un important turn-over

Les virtuoses des ciseaux sont donc particulièrement observés. Avant de débarquer dans les salons, les apprentis coiffeurs passent tout d’abord un CAP en deux ans, qu’ils peuvent compléter avec une mention complémentaire sur un an, voir un brevet professionnel (diplôme de niveau 4) s’ils veulent être à la tête de leurs établissements.

Au cours de la formation, ils se perfectionneront avec deux priorités en tête: le sens de l’esthétique et la qualité des relations avec la clientèle. «On va chez son coiffeur car il est doué mais aussi parce qu’on s’y sent bien. C’est un moment à soi, où la personne se fait du bien. Il doit s’adapter: échanger avec la personne si elle souhaite ou se faire discret tout en faisant son travail», livre un professionnel marnais installé depuis de nombreuses années.

Balayage, permanente, coupe au carré, brushing, couleurs, etc. Ces techniques ne doivent avoir aucun secret. Et les meilleurs sont généralement ceux qui ont un coup d’avance. «Il faut être alerte sur les tendances, se renseigner sur les modes pour se préparer et anticiper. Et aussi pour faire des suggestions aux clients qui généralement apprécient cette initiative. On est également là pour ça

Ces dernières années, l’aspect traditionnel ressort particulièrement dans de nombreux secteurs. La coiffure n’y coupe pas. «On voit de plus en plus de belles enseignes à l’ancienne, des décorations particulièrement léchées. C’est une bonne chose que cela redevienne un art à part entière.

Une profession pas si simple

La profession a quelques contraintes qu’il ne faut pas prendre à la légère. Ainsi, il ne faut pas perdre de vue que le coiffeur passe la journée debout, à prendre plusieurs postures afin de trouver le meilleur angle pour couper les cheveux, ce qui demande des efforts physiques répétés. De même, manier les ciseaux au quotidien peut avoir un impact sur les articulations à long terme. Enfin, dans ce métier, on manipule beaucoup de produits: malgré les protections et la sécurité mise en place, il peut y avoir des risques. «On a déjà eu le cas de jeunes qui ont fait des allergies. Cela arrive», confirme Olivier Mulpas.

Retour à la liste